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Mercredi 5 Mars 2025 Mercredi des Cendres

Homélie sur Joël 2, 12-18

2 Corinthiens 5, 20 – 6, 2

Matthieu 6, 1 – 6, 16-18


Aujourd’hui, Mercredi des Cendres, nous entrons en Carême avec toute l’Eglise.


Le Carême est-il une période triste, une période de pénitences à supporter vaille que vaille ? Non, pas du tout. C’est comme préparation à Pâques que l’Eglise a institué le Carême, et c’est en contemplant le mystère pascal que nous trouverons le vrai sens du Carême.


A Pâques, nous allons ressusciter avec Jésus, c’est-à-dire que nous allons « renaître d’en haut » (Jean 3, 3), entrer dans le salut que Dieu nous offre.

Ce salut, qui est la libération du péché et l’accès à la vie éternelle, c’est Jésus qui nous l’a mérité. Pour nous obtenir ce salut, c’est Jésus lui-même qui a tout fait, par sa vie sur terre, par sa mort et sa Résurrection. Oui, Jésus a tout fait … mais il nous reste quand même une démarche à accomplir par nous-mêmes.

Quand quelqu’un nous offre un cadeau, il faut sortir nos mains de nos poches pour le recevoir. Eh bien, quand Jésus vient nous offrir le salut, nous n’allons pas garder les mains dans les poches ! Non, nous allons sortir nos mains de nos poches, et même nous retrousser les manches, pour suivre Jésus de plus près, pour nous unir davantage à Jésus.

Jésus, qui est le Fils de Dieu, s’est dépouillé de sa gloire par l’Incarnation, « il s’est humilié, il s’est fait obéissant jusqu’à la mort et à la mort sur la Croix » (Philippiens 2, 8). Alors, ce qu’il nous reste à faire, à nous, c’est de nous unir à l’obéissance de Jésus, pour être unis aussi à sa Résurrection.


Les pratiques de Carême ne sont pas des mortifications gratuites, elles sont des moyens de nous rapprocher davantage de Jésus. Dans l’Evangile que nous venons d’entendre, Jésus cite les trois grandes pratiques de pénitence, qui sont les trois grandes pratiques du Carême : le jeûne, la prière et l’aumône.

Le jeûne nous libère de ce qui risquerait de nous attacher outre mesure aux réalités d’ici-bas. La prière nous rapproche de Dieu. L’aumône nous rapproche du prochain.

Les pratiques de Carême sont des moyens de suivre Jésus de plus près, elles sont donc une préparation à recevoir le salut que Jésus nous apporte, elles sont une préparation à entrer dans la joie de Pâques.


Comment allons-nous vivre nos pratiques de Carême ?

Joël nous le dit dans la première lecture : « Parole du Seigneur : Revenez à moi de tout votre cœur ». Revenir à Dieu, c’est renouveler notre ferveur, c’est secouer notre tiédeur, notre routine. Et de tout notre cœur, c’est-à-dire pas seulement du bout des lèvres, pas seulement par des actes extérieurs, mais du plus profond de nous-mêmes.

Et saint Paul ajoute, dans la seconde lecture : « Laissez-vous réconcilier avec Dieu ». Laissons donc Dieu agir, ne comptons pas sur nos propres forces, mais demandons à Dieu qu’il agisse lui-même en nous.


Comme signe de notre volonté de nous réconcilier avec Dieu, nous allons recevoir l’imposition des cendres. En traçant une croix avec les cendres sur le front de chacun, le célébrant prononce les mots : « Souviens-toi que tu es poussière et que tu retourneras en poussière » (cf. Genèse 3, 19), ou bien il redit l’exhortation de Jésus : « Convertissez-vous et croyez à l’Evangile » (Marc 1, 15). Ces deux formules nous rappellent que nous ne sommes que des créatures limitées, que nous sommes pécheurs, et que nous avons toujours besoin de conversion.


Alors, le Carême est-il un temps de pénitence ? Oui, bien sûr, mais un temps de joyeuse pénitence, parce que nos pratiques de Carême sont déjà illuminées par notre union renouvelée à Jésus, et par l’espérance de la Résurrection. Amen.


 
 
 

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