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Jeudi 1° janvier 2026 Sainte Marie Mère de Dieu Luc 2, 16-21 : Marie retenait tous ces événements et les méditait dans son cœur

En cette période où nous fêtons la Nativité, le mystère de notre salut qui s’accomplit par la naissance de Jésus, l’Église consacre le huitième jour après Noël à fêter la Vierge Marie dans sa maternité. Quand nous nous réjouissons de la naissance du Fils de Dieu, il convient également de célébrer celle qui est sa Mère. En effet, l’Incarnation, par laquelle Dieu nous apporte le salut, nous la devons à l’amour gratuit de Dieu pour nous, mais nous la devons aussi, bien qu’à un titre inférieur, à Marie, car Dieu a voulu qu’une créature coopère à l’œuvre de notre salut, Dieu a voulu que la venue de son Fils sur la terre soit liée à la foi et à l’obéissance libre de Marie.

Marie est Mère de Dieu parce qu’elle a consenti à l’être. Dieu non seulement attendait ce consentement, mais en avait fait dépendre la venue de son Fils. Ce consentement, c’est au nom de toute la nature humaine, au nom de toute l’humanité, que Marie l’a donné.

 

Avez-vous jamais remarqué quel est le premier mot que prononce Dieu dans la Bible ? Genèse, chapitre 1, verset 3. Ce premier mot, c’est « Fiat » : « Fiat lux, Que la lumière soit ».

A ce premier Fiat, prononcé par Dieu, répond un second Fiat, prononcé par Marie : « Fiat mihi secundum verbum tuum, Que tout m’advienne selon ta parole » (Luc 1, 38).

Le premier Fiat, Dieu l’a prononcé pour accomplir le mystère de la Création ; le second Fiat, il l’attendait pour accomplir le mystère encore plus grand de notre Rédemption, par l’envoi de son Fils.

De même que c’est par le Fiat de la Genèse, « Fiat lux », que Dieu a créé dans le monde la lumière matérielle, de même c’est le Fiat de Marie qui permet à Dieu d’envoyer dans le monde Celui qui est la lumière éternelle, celui dont saint Jean nous dit : « Le Verbe était la vraie Lumière » (Jean 1, 9), et que nous chantons dans le Credo comme « lumen de lumine, lumière née de la lumière ».

 

L’ange Gabriel, devant qui Marie a prononcé son Fiat, l’avait saluée du titre de « gratia plena, Comblée-de-grâce » (Luc 1, 28). Marie possède en plénitude la grâce dont le péché avait privé Eve. Adam avait appelé « sa femme Ève (c’est-à-dire : la vivante), parce qu’elle fut la mère de tous les vivants » (Genèse 3, 20) ; mais Marie, elle, est la mère de la Vie elle-même, la mère de celui qui est « le Chemin, la Vérité et la Vie » (Jean 14, 6) ; et Marie est aussi notre Mère à nous tous, depuis que Jésus au Calvaire nous a confiés à elle (cf. Jean 19, 27). Par sa maternité, Marie est la nouvelle Eve, elle est véritablement « la mère de tous les vivants », puisque la création déchue par la désobéissance d’Eve est restaurée par l’obéissance de Marie, qui nous permet de retrouver le chemin du Ciel.

 

Devant la crèche de Bethléem, après le départ des anges, après le départ des bergers, « Marie retenait tous ces événements et les méditait dans son cœur ». Marie contemple Jésus couché dans la mangeoire ; de tout son cœur de mère elle aime celui qui est son fils, et de tout son cœur de créature elle adore celui qui est son Dieu ; ces deux sentiments s’unissent et se confondent dans le cœur de celle qui est la Mère de Dieu. En contemplant Jésus, elle contemple l’œuvre merveilleuse du salut qui s’accomplit devant elle et par elle ; et elle admire comment ce salut, Dieu a choisi de l’accomplir en venant se placer sous la dépendance de sa créature, elle admire comment Dieu est venu se soumettre finalement à celle qu’il a choisie pour être sa Mère.

 

Rendons grâce à Dieu pour la naissance de son Fils, qui nous réjouit tout spécialement en ce temps de Noël, et rendons-lui grâce pour Marie et avec Marie. Amen.

 
 
 

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