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Noël, messe de la nuit. Évangile : Luc 2, 1-14. 25 Décembre 2025


 C’est au milieu de la nuit que nous nous trouvons réunis pour attendre et célébrer la naissance du Sauveur. La nuit, domaine des ténèbres, est parfois perçue comme le domaine des puissances malveillantes, des menaces qu’on devine dans l’obscurité, ou qu’on imagine, mais qu’on ne voit pas ; c’est pour cette raison que certains enfants ont peur du noir. Mais la nuit d’aujourd’hui, nuit de Noël, elle est tout le contraire : c’est une nuit transfigurée, une nuit joyeuse de veille et d’attente, une nuit d’où vont jaillir la lumière et la vie.

 

            En réalité, le texte de l’Évangile que nous venons d’entendre ne dit pas de façon explicite que Jésus est né au cours de la nuit. Saint Luc précise simplement à propos des bergers qu’ils « passaient la nuit dans les champs pour garder leurs troupeaux », rien de plus. Nous aimons cependant penser que cette naissance a eu lieu au cœur de la nuit, parce que cela lui confère une grande intimité, une grande tendresse, une grande douceur, une grande paix. Et cela a du sens parce que la nuit, le cœur de la nuit, devient ainsi l’écrin destiné à accueillir l’astre qui se lève sur un monde nouveau et qui repose dans une humble crèche de Bethléem, ce nouveau-né qui est « la lumière qui brille dans les ténèbres » comme le dit saint Jean (Jean 1, 5).

 

Jésus est né pauvre parmi les pauvres, déposé dans une mangeoire au fond d’une étable, et ce sont les pauvres qui ont été les premiers à apprendre cette grande nouvelle, les premiers à recevoir le faire-part de naissance apporté par l’ange : ce sont les bergers, parce que, comme tous ceux qui sont méprisés par les hommes, ils sont les privilégiés de Dieu. Dans ce bébé semblable à tous les autres et si pauvre, ils ont su reconnaître le Messie promis par Dieu ; leur regard était éclairé par leur foi, par leur attente de Dieu, par leur confiance dans l’annonce de l’ange : « Ne craignez pas, car voici que je vous annonce une bonne nouvelle,

qui sera une grande joie pour tout le peuple : 

Aujourd’hui, dans la ville de David,

vous est né un Sauveur qui est le Christ, le Seigneur. 

Et voici le signe qui vous est donné :

vous trouverez un nouveau-né emmailloté et couché dans une mangeoire ».

 

            Nous aussi, comme les bergers, accourons à la rencontre de ce nouveau-né, avec le même regard de foi, de confiance, pour accueillir cette naissance avec un cœur large et ouvert. Le mystère de Dieu qui se fait homme, qui se fait petit enfant pour être tout proche de nous, ce mystère est trop grand pour nous, bien sûr, alors accueillons-le comme les bergers, avec un cœur simple, avec action de grâce, avec émerveillement. Faisons simplement silence, prions, adorons : la tranquillité de la nuit s’y prête si bien ! Et unissons nos voix à celle de la troupe céleste pour chanter dans notre cœur : « Gloire à Dieu au plus haut des cieux, et paix sur la terre aux hommes, qu’Il aime ».

 

Bon et saint Noël à vous tous, frères et sœurs, et à vos familles. Amen.

 

 
 
 

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